28 ans, encore attachante et un peu moins névrosée

Nous revoilà, presque un an plus tard, là où tout a commencé sur ce blogue. J’avais cette soif de parler, parfois de crier, d’autres fois de pleurer et plus souvent qu’autrement de faire rire et comme ça, du jour au lendemain (presque) je me suis mise à écrire ici.

Pourquoi je suis encore un peu névrosée me diras-tu?

Vivez l'expérience Agatha
En ligne ou en boutiques
Magasiner

Tout simplement parce que je suis faite ainsi (call me drama queen please!)

Tu sais ces choses que l’on ne te dit pas toujours sur la maternité?

Ben, c’est comme si elles m’avaient frappée à coup de pelle su’à yeule. Les moments difficiles que le couple aura à traverser genre. Tsé les fois où mon chum me tapait sur les nerfs parce qu’il… respirait? Les fois aussi où (attention, on va parler un petit peu de sexe ok!) t’as VRAIMENT envie, mais que t’es complètement vidée? Pis que t’es fâchée après ta libido et que là t’as vraiment envie de lui crisser un 53 pieds d’insultes dans face qu’elle se déguidine un peu!!! Parce qu’entre nous on va se le dire, les mamours, les parties de jambes en l’air, le froissage de draps, le trempage de biscuit/pinceau, les galipettes, l’entrée en scène, bref appelle ça comme tu veux, une fois que tu es parent, c’est pas toujours ton premier réflexe quand tu poses la tête sur l’oreiller.

Parmi ces choses, il y aussi le retour au travail, non, mais le mixed feeling de fou que tu ressens.

Avoir hâte d’être une femme qui a une carrière de 8h à 17h et d’être une maman le reste du temps. (Ouan, je suis de la génération qui a besoin de «s’accomplir» pour se sentir complète, tsé.) Mais ça m’a fessée beaucoup plus que je pensais ce retour au travail. La première semaine, je m’enfermais dans les toilettes pour pleurer un peu beaucoup en regardant des vidéos de ma fille. Inquiète-toi pas, ça passe ce moment de détresse, ben vite tu regardes les vidéos en souriant de fierté quand tu les montres à Monique des ressources humaines.

L’année 2019 n’aura pas été de tout repos.

Un baby blues qui s’est vite transformé en dépression post-partum, des moments de doutes en tant que nouvelle maman, un retour au travail difficile, le premier anniversaire de ma précieuse, de merveilleuses vacances en famille, la perte d’un petit être qui grandissait en moi depuis quelques semaines déjà. 2019 aura été une année charnière, une année de grandes et profondes émotions.

Alors voici ce qu’un an plus tard j’ai envie de te dire: je traîne encore et toujours ce lourd passé amoureux et ce daddy issues, mais du haut de mes 28 ans j’apprends chaque jour à construire autour et à profiter de ce que la vie a de plus beau à m’offrir: ma famille, mes amis et la santé.

On oublie jamais vraiment le passé, mais on s’accroche fort à l’idée que le futur sera meilleur et plus doux. Pour ma part, j’ai trouvé ma place et mon petit bonheur auprès de ceux que j’aime.

Jessyca C.