À cette première année d’école

Je vais être franche: OUF!

Avant d’aller plus loin, je tiens à souligner que ce texte ne se veut pas un texte de jugement. Je tiens à souligner haut et fort l’excellent travail du personnel enseignant et de soutien des écoles du Québec, principalement celle de ma fille. Ne voyez donc aucun mépris ou jugement dans mes propos, mais seulement une expérience personnelle que je souhaite partager en toute transparence.

Je savais que l’entrée à l’école de ma grande allait bouleverser notre routine quotidienne, mais j’étais loin de m’imaginer qu’elle serait accompagnée d’une pandémie mondiale qui apporterait, elle aussi, son lot de défis.

La bonne nouvelle, c’est que, n’ayant pas connu l’école avant cette année spéciale, cette entrée pandémique fut sa réalité.

Ma fille n’a donc pas eu à s’adapter à cette nouvelle routine écolière comme ses camarades de 1re année ou plus qui, eux, ont dû revoir leur quotidien d’écoliers. Pour eux, l’école avait changé, pour ma fille, c’était ça l’école.

Nous avons eu la chance d’avoir une enseignante en or: Madame Josyane.

Vous savez, ce genre de petite maman, douce, à l’écoute, tellement patiente (j’aimerais qu’elle me donne ses trucs!) et qui a à cœur le développement de votre enfant À SON RYTHME. Nous avons aussi la chance d’être dans un nouvel établissement. L’école est belle, neuve et profite des dernières technologies (pas de problème de qualité d’air par chez nous).

Par contre, cette année en montagnes russes n’a pas été de tout repos.

Les fermetures de classes dues aux cas de COVID positifs nous ont forcés, plus d’une fois, à remanier notre horaire à minuit moins une (que dis-je, on était déjà en retard!). À ceci s’ajoute bien évidemment les 1 001 tests COVID qu’on a dû passer parce qu’un nez coulait ou que quelqu’un éternuait. Une journée de congé forcé au minimum, le temps de recevoir les résultats. On ferme la compagnie ou on prévient le patron, l’école, la garderie, les rendez-vous prévus…

Le fait de ne pouvoir accéder à l’école en soi était aussi une problématique: ma fille n’a que 6 ans.

Évidemment, elle n’a pas le réflexe de toujours penser à ramener sa boîte à lunch ou à changer ses souliers avant de sortir, sans compter que la tuque et le cache-cou sont bien souvent restés dormir à l’école. Bien que les surveillants essaient d’épauler au mieux les enfants, la dizaine de parents qui attendaient à -20°C au grand vent dans la cour d’école exerçaient une certaine pression quant à la rapidité d’exécution.

Avec tout ceci, n’oublions surtout pas les journées pédagogiques.

Dans l’ensemble, elles reviennent environ à chaque 2 semaines (certaines écoles instaurent des journées précises, comme les vendredis, d’autres se laissent porter par le vent). Je n’ai rien contre les journées pédagogiques et je comprends qu’elles soient essentielles aux enfants et au personnel enseignant. Je serai toutefois curieuse de comparer le nombre de journées pédagogiques que j’avais au primaire avec celles de ma fille… Mine de rien, à la garderie, l’horaire est constant. À l’école, j’ai appris à être attentive au calendrier sur feuille de couleur que ma fille nous rapportait à chaque début de mois. Oui, j’ai déjà oublié que c’était pédagogique et envoyé ma fille à l’école… mea culpa.

Pour clore le tout: les grèves. Je ne partirais pas de débat ici.

Chacun est libre de faire respecter ses droits et d’exiger les meilleures conditions au travail. Mais, si je peux me permettre, ajouter autant de journées de grève pendant une année déjà excessivement difficile pour TOUS, je pense qu’il aurait été apprécié d’avoir également un peu de compassion pour les parents en général (et là-dedans, j’inclus Madame Josyane qui devait, elle aussi, changer ses plans rapidement, faire un enseignement à distance pour toute sa classe, tout en supervisant l’enseignement à distance de ses propres cocos). Bref, notre calendrier scolaire de janvier à juin ne comportait AUCUNE semaine complète d’école due aux journées pédagogiques, mais tout autant aux journées de grève.

Suis-je épuisée? OUI. Haut et fort. J’ai tellement hâte que cette année prenne fin.

Je sais que les autres à venir seront plus douces. Malgré tout, j’ai adoré voir ma fille évoluer dans ce nouvel environnement. Je suis émerveillée par tous ses apprentissages et par la jeune fille qu’elle devient. Merci encore tout spécialement à Madame Josyane qui a travaillé corps et âme pour rendre la situation tellement plus facile pour nos enfants et nous, les parents. Le grand saut est fait. Sans doute que le plus grand pas est franchi et que le tout sera plus facile au moment où mon garçon fera son entrée en maternelle.

Je vous souhaite maintenant à tous un bel été 2021 et des vacances bien méritées!

 

Patricia L.

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À propos de l'autrice

Patricia Le Caroff

Jeune maman entrepreneure de 2 adorables cocos, de 2 et 5 ans, Patricia apprend chaque jour à décoder ses merveilleux petits êtres et se liquéfie au premier mot tendre ou doux câlin. Déterminée et fonceuse, elle rêve de voyage, de bulles et de CrossFit!

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