À toi, celle qui ne vit pas une grossesse de rêve

Dans les films, dans les livres, sur Instagram et partout sur les médias sociaux on présente la grossesse comme le plus beau moment de notre vie. Quand j’ai appris que j’étais enceinte, j’ai pleuré tellement j’étais heureuse d’enfin joindre ce club sélect. Si on m’avait dit les vraies choses, j’aurais peut-être diminué mes attentes avant.

Pour moi c’est au deuxième trimestre que tout a changé.

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À 13 semaines de grossesse, j’ai commencé à avoir des fausses contractions douloureuses qui m’empêchaient de prendre soin de mes patients au travail. Plusieurs rendez-vous médicaux plus tard et un suivi en clinique GARE (clinique de grossesses à risque), le verdict tombait. Mon col commençait à s’effacer plus tôt que prévu et rien à faire pour les contractions sauf me reposer.

Le diagnostic était menace de travail pré-terme.

Donc fini le travail, fini le sport et fini les relations sexuelles avec mon amoureux. Les premières semaines ont fait du bien, j’ai pu profiter du temps des fêtes avec ma famille. C’est lorsque je me suis rendu compte que la vie continuait pour les autres, alors que moi je faisais du sur place que j’ai trouvé ça plus difficile.

On parle peu de l’isolement social, mais c’est une partie intégrante de ma grossesse.

Alors que mon cercle social rapetissait à vue d’œil, j’ai commencé à déprimer. On me disait de me trouver des nouvelles passions, plus facile à dire qu’à faire quand simplement prendre une marche me donnait des contractions. Je me suis donc lancée dans la décoration de la chambre de ma fille et je dois dire que ça m’a aidé. La lecture m’occupe aussi et qui sait, peut-être que je vais me mettre au tricot d’ici la fin.

Si on m’avait dit que de la 13e semaine de grossesse jusqu’à mon accouchement je serais souvent seule à la maison et que mon chien serait mon seul compagnon, j’aurais éclaté de rire en me disant que c’était impossible.

Bon je dramatise un peu, mais c’est les hormones! Tout ça pour dire que oui j’ai très hâte d’avoir mon bébé, mais aussi de retrouver les choses que j’aimais faire et mes amis. Je me compte chanceuse d’avoir une famille incroyable et un amoureux parfait.

Donc, ce que j’ai envie de te dire à toi la future maman qui trouve la grossesse difficile, c’est que tu n’es pas la seule et que c’est correct d’en parler. Que si tu cherches quelqu’un avec qui en parler je suis là.

Clara