Avant, je pouvais imaginer; maintenant, je comprends

Il y a certaines choses qu’on ne peut comprendre avant de les avoir vécues. Avant de devenir moi-même maman, je ne pouvais qu’imaginer ce que les autres vivaient, ce qu’elles ressentaient. Aujourd’hui, je comprends.

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Je comprends ce sentiment d’inquiétude voire d’impuissance qui te tiraille quand ton enfant a un virus, un bobo ou n’est tout simplement pas au sommet de sa forme. Je comprends que ton niveau de stress grimpe quand tu ne saisis pas, même au plus profond de toi, ce que ton bébé essaie de te communiquer.

Je comprends que tu te poses mille et une questions pour tout et pour rien.

Pourquoi son caca est-il plus pâle que d’habitude? Pourquoi est-elle inconsolable? Pourquoi a-t-elle un petit bouton sur le bedon? Pourquoi? Pourquoi? Pourquoi?

Je comprends que tu aies de la difficulté à laisser ton bébé pleurer. Ton cœur de maman se brise chaque fois que tu entends ses pleurs et que tu vois ses larmes couler et mouiller les petites joues de ta minie. Tu n’as qu’une seule envie: la réconforter, mettre fin à cette peine qui la tourmente.

Je comprends que tu sois un peu (peut-être beaucoup) possessive de ton bébé. Elle est la chose la plus précieuse à tes yeux.

Tu ne veux pas que tout le monde la touche ou la prenne. Je comprends que tu veuilles aller la chercher quand elle n’est pas bien dans d’autres bras que les tiens.

Je comprends que tu te sentes fière pour un rien.

Elle a enfin fait caca après 3 jours de constipation! Elle a fait un sourire ou serré ton doigt! Elle s’est tenue assise pendant 20 longues secondes! Elle a avancé de 3 cm! Elle a presque ri aux éclats! Aucune réussite n’est minime pour ton cœur de maman.

Je comprends que tu aies 400 photos de ton bébé sur ton téléphone (pour le dernier mois seulement). Elle est si belle avec ses grands yeux brillants, son sourire contagieux et sa joie de bébé. Et je comprends que tu envoies ces photos, même si c’est plusieurs par jour, à tous tes proches pour qu’eux aussi partagent ton bonheur.

Avant, je ne pouvais qu’imaginer combien tu aimais ce petit être que tu as mis au monde.

Aujourd’hui, chère maman, je comprends. Je comprends ce sentiment que tu avais tant de difficulté à m’expliquer, celui qui te fait pleurer de bonheur et de fierté, mais aussi de stress et d’inquiétude. Je comprends enfin ce sentiment plus grand que nature: l’amour inconditionnel d’une maman.

Et je ne peux qu’imaginer combien cet amour se multipliera quand d’autres petites crevettes viendront s’ajouter à notre belle famille.

S.Karlett