Confinement et déceptions

On est une famille nucléaire avec 3 enfants de 3 ans et moins. Nous habitons un 5 et demi et n’avons pas de cour clôturée. Normalement, cela ne nous dérange pas, car nous sommes très peu chez nous. En dehors des jours de travail et de garderie, nous avons toujours des activités, des petits voyages en voiture et beaucoup d’événements familiaux. 

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Le confinement me convient sur beaucoup d’aspects, mais il y en a un qui me fait vraiment mal. 

Je dois toujours dire non à ma fille de 3 ans et cela passe sur le dos du virus, malgré qu’elle ne comprenne pas tout ce que le fameux virus implique. 

Je veux faire dodo chez grand-maman.

Je veux voir matante Jessie.

Je veux aller au parc.

Je veux aller en train.

Je veux aller à la natation.

Je veux voir mon éducatrice.

Je veux voir mes amis de la garderie.

La seule réponse que je peux lui donner c’est «non, on ne peut pas à cause du virus, mais quand le virus sera terminé nous pourrons, d’accord?»

On a beau avoir une poussette double, une glissade, un trampoline, un vélo, une voiturette, de la peinture, de la pâte à modeler, des casse-têtes, des livres, Disney+, des photos, du FaceTime, y’a parfois rien qui fait la job pour «patcher» le manque. 

Quand je lui donne la réponse habituelle et qu’elle insiste en pleurant pour la (j’exagère, mais c’est ce que je ressens) millième fois depuis le début du confinement «mais moi je veux faire dodo chez grand-maman», parfois j’ai juste envie de pleurer avec elle. 

Y’a rien de plus qu’on peut faire parce qu’on respecte le confinement.  On essaye de prendre notre mal en patience et on espère pouvoir côtoyer notre monde bientôt.

Qu’est-ce qui aide vos tout-petits à passer au travers de leurs déceptions dues au confinement?

Marie-Laurence L.