Enfin le printemps, mais…

J’ai toujours aimé cette saison synonyme d’espoir et de renaissance. J’aime sortir dehors et sentir l’odeur de la pluie et du gazon mouillé qui apparait le long des trottoirs, au même rythme que les bancs de neige reculent lentement mais surement. J’aime voir le quartier reprendre vie le soir avec les journées qui rallongent. Croiser les voisins et leurs dire «bonjour» comme si nous sortions d’une longue hibernation.

Événement Nuna
En boutique ce Vendredi et Samedi
Voir Nuna

Entendre les enfants jouer dans la rue et sortir les vélos le premier dimanche de beau temps.

Mes 2 derniers hivers ont été longs, mais si beaux… 2018 en retrait préventif à regarder gonfler mon ventre et à imaginer la petite boule d’amour qui en sortirait à l’été, puis 2019 à prendre soin, cajoler et aimer cette petite merveille qui grandit trop vite! Prendre des centaines de photos de peur d’oublier un jour comme il était petit et si beau… Me faire un 3e café à 16h parce que les courtes nuits se font sentir et oui, parfois, avoir hâte de le déposer dans les bras de Morphée le soir venu, question de souffler un peu les jours plus difficiles.

Cette année, je le trouve beau aussi le printemps.

J’apprécie ma chance de le passer avec mon petit homme. Mais j’ai une petite nausée quand je pense qu’il vient aussi avec un imminent retour au travail. Pas que je n’aime pas ma job! Au contraire, je l’adore et mes collègues me manquent! Mais je n’ai pas envie de me séparer de mon garçon. De laisser quelqu’un d’autre sécher ses larmes lorsqu’il sera triste, et de savoir que parfois, l’éducatrice sera occupée et qu’elle ne pourra pas répondre à tous ses besoins dans la minute comme il est habitué depuis toujours.

De savoir qu’il fera peut-être ses premiers pas à la garderie et que quelqu’un d’autre profitera de sa petite enfance à ma place.

Je n’ai pas envie de savoir que mon chum devra le bousculer un peu le matin pour être à la porte de la garderie à 7h. Mais on n’a pas le choix. C’est ça la vie en 2019 avec 2 parents qui travaillent. 

Je l’ai rencontrée son éducatrice. Elle semble formidable!

Douce, patiente et passionnée par son travail. Je suis rassurée de savoir que le petit homme de mon amie fréquente cette garderie et qu’il y est bien. Mais pareil… Si nous n’avions pas besoin de ce 2e salaire pour conserver la maison et le rythme de vie que nous avons choisi de nous offrir, je serais restée à la maison avec lui. Mais bon, je ne serai pas la première ni la dernière à retourner au boulot après une longue absence. Ce sera une nouvelle adaptation pour toute la famille. Mon coco se fera des amis et bientôt, il trouvera que j’arrive beaucoup trop tôt à la garderie parce que finalement, il y sera bien et voudra continuer de jouer avec sa gang.

Il me reste encore 2 beaux mois à passer à temps plein avec lui et je compte bien en profiter au maximum!

Et qui sait, peut-être que dans un avenir pas si lointain, nous repartirons à l’aventure en lui fabriquant une petite sœur ou un petit frère! 

Et vous, l’avez-vous ressenti cette nausée ou ce vertige en pensant à votre retour au travail?

Valérie T.