Faire le grand saut vers le in vitro

Ce qu’on ne nous dit pas à propos des traitements en clinique de fertilité, c’est que c’est énormément d’essais et erreurs. Et c’est normal!

Chaque personne a son propre enjeu et, en plus, tout le monde réagit à la médication de façon différente. C’est donc difficile à prévoir, même d’un cycle à l’autre.

Personnellement, ce qui a fonctionné en décembre dernier, n’a eu aucun effet en mars.

On doit changer mes doses et ajuster à chaque cycle.

C’est donc de cette façon, après un cycle annulé puisque rien ne fonctionnait, que l’on a significativement augmenté ma dose d’hormones.

Je n’aurais jamais cru que  j’aurais à me piquer tous les jours pour peut-être réussir à avoir un bébé!

C’est lors du rendez-vous pour ma première échographie du cycle que la médecin a dû m’annoncer qu’une insémination serait impossible. Un beau matin, sans m’y attendre, je me retrouvais donc devant 2 choix assez différents : encore annuler le cycle et continuer dans le fameux monde de l’essai et erreur, ou, passer mon cycle directement in vitro et sauter plusieurs étapes en une seule semaine.

La médecin m’a dit elle-même qu’elle ne fait pratiquement jamais ça! C’est très rare que ça arrive, mais comme je réagis toujours différemment des autres, c’est évidemment tombé sur moi!

Je ne pensais pas me rendre là. J’avais envisagé abandonner avant de me rendre à ce processus très invasif.

Je me disais que si les inséminations ne fonctionnaient pas, je regarderais les autres options, mais que mon corps n’endurerait pas tout ce parcours. C’est beaucoup d’hormones, une procédure assez intense, une petite convalescence, et surtout, après tout ça, toujours aucune garantie que le tout fonctionnera.

Par contre, une fois rendue, je ne me suis pas posé autant de questions et j’ai foncé.

Je ne dis pas que ça n’a pas été stressant, anxiogène et même paniquant par moment, mais j’y suis allé.

J’ai foncé.

Dans un sens je crois que ça m’a aidé de ne pas avoir des mois d’anticipation comme trop de femmes ont à traverser. Ça m’a permis de rapidement avoir les résultats et d’être fixée.

C’est ainsi, qu’en à peine une semaine, j’ai pris la décision et passé au travers d’une ponction d’ovules.

Si ça peut rassurer qu’une seule personne, cette procédure a été nettement moins intense que tout ce que j’avais imaginé. Honnêtement, avec toute la médication,  je ne me souviens pas exactement de tout ce qui s’est passé.

Ces péripéties m’ont tout de même permis de congeler 5 beaux embryons qui pourront être transférés, un à la fois, à partir de l’automne.

On croise donc les doigts pour que tous ces efforts portent fruits!

Catherine G.

 

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À propos de l'autrice

Catherine Gendron

Catherine est une fille de famille et d’amis. Jeune femme de 28 ans, elle adore être entourée des gens qu’elle aime et s’amuser. Amoureuse de la vie, elle veut toujours en apprendre plus et profiter de chaque moment.

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