Journée mondiale de la prématurité: une réalité différente

Le 17 novembre marque la journée mondiale de la prématurité.

Saviez-vous qu’un enfant sur dix naît prématurément au Québec?

C’est beaucoup plus que je ne l’aurais imaginé alors que personne de mon entourage rapproché ne m’avait parlé de ce dénouement possible au terme d’une grossesse. En parlant de notre histoire, en se questionnant, en pleurant beaucoup et en doutant de tout ce qui suivrait mon entrée précoce à l’hôpital, on s’est rendu compte que c’était plus commun qu’on ne le pensait. J’ai appris que plusieurs personnes dans ma famille et mes amis avaient vécu la prématurité à leur façon. Chacun à sa façon, oui, parce que cette situation, inexpliquée dans la plupart des cas, se vit de manière unique selon son ressenti, l’encadrement possible et un peu dans la confiance aveugle envers la vie.

Il est important de comprendre que les causes de prématurité sont nombreuses et hors du contrôle des parents.

Devenir parent d’un préma, c’est vivre chaque petit accomplissement de notre bébé comme un exploit. Tu es tellement fier de voir ton bébé dans son premier cache-couche et de voir enfin le toit de son isolette se lever. Tu retiens ton souffle lors de la tournée des médecins pour que tout soit positif et qu’ils te confirment aucun événement cardio-respiratoire au moniteur. Tu verses une larme de joie lorsque ton bébé boit son premier boire lui-même, fini le gavage! Bref chaque petit être traversant l’unité de néonatologie est un battant, un vrai petit warrior.

À tous les parents qui sont passés par là, ne serait-ce que quelques heures, jours, semaines, mois, chaque expérience est valide et peut avoir dérangé, peut avoir troublé, peut avoir apporté son lot d’émotions, d’incompréhension et de vécu.

Entre nous, on se comprend. On a tous connu un semblant de routine similaire, on connaît le nom de trop d’infirmières par cœur, on a encore l’habitude de se laver les mains un peu trop souvent, on fait le saut quand on entend une sonnerie, on avait notre chaise préférée au chevet de notre bébé et on ne prend absolument rien pour acquis.

D’ailleurs c’est grâce à d’autres parents et aux infirmières que j’ai connu dans l’unité que j’ai pu passer à travers cette dure épreuve.

Je remercie de tout cœur ces gens qui m’ont épaulé, ramassé à la petite cuillère lors de journée difficile, permis de rire malgré le contexte, mais qui ont avant tout témoigné de tant de bienveillance envers ma petite croquette.

Sachez que l’encadrement est disponible pour les familles en besoin.

Que ce soit par l’entremise de Préma Québec, de votre CLSC, des travailleurs sociaux de l’hôpital de votre mini patient, de psychologues, de groupes de soutien, des ressources sont accessibles, utilisez-les!

Ce n’est pas une épreuve facile de devoir quitter l’hôpital sans son bébé pour plusieurs jours, semaines, mois.
C’est inconcevable et inexplicable comme sentiment. On ne le souhaite à personne.

 

Andrée-Anne R.

 

 

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À propos de l'autrice

Andrée-Anne Roy

Nouvelle maman estrienne qui a accroché ses patins il y a plusieurs années et qui les remet parfois l’espace d’un tournoi de hockey. Yogi à ses heures et marketeuse dans l’âme, je fleurte avec la maternité et ce que ça veut dire que d’être parent depuis mars 2021!

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