L’acceptation

À toi mon corps changé… Il est évident que tu as changé pendant toutes ces années mais j’ai toujours tout fait pour t’accepter tel que tu es. Je me suis mise amie avec le miroir et remisé la balance.

J’ai prôné l’acceptation de soi et la force de notre mentale sur l’image que nous avons de nous-mêmes.

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J’aurais évidemment pu voir mon corps de façon négative, mais j’ai plutôt tenté
d’accepter ce qu’il était devenu. La largeur de mon bassin mettait en lumière la beauté de la grossesse et les deux êtres merveilleux que cette étape m’a apportés. Les marques apparentes sur mes jambes teintées de varices n’ont jamais été une accusation de l’embonpoint, mais plutôt une réalité que plusieurs femmes ont peu importe leur corps. La rondeur de mon ventre était pour moi un résultat de ma vie épicurienne et non une tourmente omniprésente. Ma poitrine volumineuse était l’essence de ma féminité. Bref, j’étais sans aucun doute belle à ma façon, à celle qui me convenait et celle que j’acceptais.

Jusqu’au jour où j’ai douté de moi et j’ai été rendre visite à ma balance.

J’avais atteint LA limite que je m’étais fixée plusieurs années auparavant. Non pas celle que je m’étais fixée physiquement, mais plutôt celle que je m’étais fixée avec les chiffres!

Ces chiffres sont venus s’incruster dans ma tête et on mit la noirceur sur mon corps.

J’ai alors décidé de changer, pour le mieux bien évidemment, certaines habitudes de vie. À partir de ce moment mon corps s’est transformé. Je croyais que ce serait facile et ce l’était.

C’était facilement physiquement, mais mentalement éprouvant.

Après 10 ans je m’étais habituée à toi, mon corps. Mais maintenant après 40 lb de perdu j’ai l’impression de vivre avec une autre personne. Aujourd’hui lorsque je me regarde dans le miroir je vois une autre réalité.

Je vois un obstacle à ma féminité due à une poitrine qui m’obsède par son changement.

Je vois un ventre qui me reflète l’image d’une poire bien ronde à la base. Je vois des ailes de papillon qui pendent sous mes bras dû à la peau en trop. Je vois des marques de vergetures qui tatouent mon corps à jamais.

Aujourd’hui je dois apprendre à accepter ce nouveau corps et bien que cela peu paraître insensé, c’est ma réalité. Je dois vaguer entre le désir de retrouver celle que j’étais ou continuer d’apprendre à connaitre celle que je suis. Je ne suis toujours pas capable de regarder une photo de moi et d’accueillir ce bel accomplissement.

Je vois toujours celle que j’avais pris le temps d’accepter et d’aimer. Le processus sera long mais j’y arriverai à t’aimer toi aussi!

Joannie G.