LANCE-TOI DONC DES FLEURS PIS GARDE LE POT

Je suis tombée sur cette phrase récemment et mon doux qu’elle m’a interpellée! On a tellement tendance à s’en mettre lourd sur les épaules en tant que parents.

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Généralement, j’ai une bonne capacité de «laisser-aller». Fiston a mangé deux fois le même repas parce que j’ai mal coordonné mon menu avec celui de la garderie? Tant pis. Tout le monde est fatigué et la maison est en bordel? Le ménage attendra demain. On a pris du retard sur le lavage et les vêtements de fiston ne «match» tout à fait? Personne ne va en mourir.

Mais comme tout le monde, notre quotidien a été chamboulé dans les derniers mois.

On s’est retrouvé les deux parents à devoir travailler temps plein. Seul mon conjoint avait accès au télétravail. De mon côté, cela a pris plus de temps et j’ai seulement accès à deux jours semaine. Pas de garderie. Notre croquette est encore trop jeune pour réussir à s’occuper seule.

Le mode survit a embarqué. Pas le choix.

Nous qui contrôlions son temps d’écran, on s’est mis à lui accorder plus de temps de télévision pour réussir à faire nos appels importants. Fiston ne jouait pas dehors aussi souvent qu’à la garderie. Souvent, lorsqu’il dînait, je m’installais en face de lui pour travailler, car c’était un rare moment où il ne me sollicitait pas. Allô la culpabilité! Je me sentais nulle en tant que parent et nulle en tant qu’employée. Je trouvais que je n’arrivais pas à bien concilier les deux.

Le déconfinement a commencé, notre horaire s’est facilité grâce au retour à la garderie et ma culpabilité est restée.

C’est cette semaine avec l’organisation de son anniversaire que j’ai réalisé tout ce poids que j’avais pris l’habitude de me mettre sur les épaules. Je suis ensuite tombée sur cette phrase: «Lance toi donc des fleurs pis garde le pot». Je suis une bonne maman. Je ne suis pas parfaite comme tout le monde. Mais à partir d’aujourd’hui, j’ai décidé de me lancer des fleurs.

Daphné C.