L’apprentissage de la propreté, ce n’est pas sorcier

Vient un temps où les couches ne sont plus nos meilleures amies, où notre petit trésor doit devenir grand et apprendre à mettre son popotin sur le petit pot. Cette étape de la vie des enfants (et surtout des parents!) n’est pas facile. Selon moi, je pense que peu importe le nombre de mois de notre coco, il n’est jamais trop tôt (ou trop tard) pour commencer. Si vous lisez ce texte en pensant avoir trouvé la solution miracle qui rendra votre enfant propre, vous serez déçu, car honnêtement, tout dépendra des efforts de l’enfant, mais surtout, du parent!

Je suis d’une vieille école avec la mentalité qu’un enfant doit devenir propre avant 2 ans.

Je sais, je suis un peu seule dans mon monde idyllique! Ne vous en faites pas, je ne juge aucunement les façons de faire de chacun: on choisit tous notre priorité. La propreté est un effort que je considère important, je vais y mettre beaucoup d’énergie, alors que je dénigre d’autres apprentissages que certains jugent majeurs. Bref, comme toute chose concernant les enfants, nous avons tous le droit à nos choix et à être respecté. Point final.

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Agatha Mirabel
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Revenons donc à la propreté.

De mon côté, les enfants se font amis avec le petit pot dès leur très jeune âge.

Habituellement, avant même de savoir marcher, ils auront fait plusieurs pipis sur le pot. À 11 mois, mes trois enfants cumulaient une belle liste de journées avec des pipis sur le pot. Suis-je tombée sur des enfants avec de meilleurs sphincters? Suis-je une mère complètement folle et accro du petit pot? Je ne pourrais répondre à aucune de ces questions, mais ce que je sais, c’est que pour l’instant mes deux enfants sont encore sains d’esprit sans séquelles! La troisième est en plein apprentissage, à 15 mois elle fait pipi et caca sur le pot selon son bon plaisir, donc les effets à long terme d’une mère obsédée par la propreté ne peuvent être tenus en compte pour l’instant.

Mais si on se concentrait sur le comment faire pour arriver à ce que nos enfants disent adieu à leurs couches si aimées?

Peu importe l’âge de notre enfant, il ne faut pas céder à la pression de l’entourage pour débuter l’apprentissage. Que ça soit des commentaires du genre «À 3 ans, il est temps qu’elle fasse pipi à la toilette» ou «Il est bien trop jeune pour débuter» ou «Essaie pas avant 3 ans pour un garçon, ça ne fonctionnera pas!», l’important est de laisser couler les commentaires et d’y aller avec notre intention réelle. Si on a l’énergie et le goût d’embarquer dans ce projet de propreté, aussi bien y aller à fond peu importe ce que les autres en diront.

Il faut bien sûr toujours garder en tête que c’est un effort constant, envoyer un enfant de 12 mois sur le pot aux routines, n’est pas chose aisée.

Il faut lui donner le goût de rester assis, lui enlever la peur du pot et lui donner toutes les occasions de nous imiter et s’asseoir dessus. L’enfant doit apprivoiser le pot, il ne connait pas cet objet et on insiste pour qu’il s’y assoie sans rien en comprendre. Ma petite dernière s’amuse à mettre ses fesses sur le petit pot, tout en gardant ses vêtements! Elle court vers la salle de bain dès qu’elle entend quelqu’un dire «pipi», répétant à son tour «pipi, pipi!» et imite les grands en s’assoyant sur son pot, parfois c’est une victoire et d’autres fois on en profite simplement pour changer la couche.

Utiliser le principe des récompenses n’est pas miraculeux, si l’enfant ne veut pas, il verra ça comme une perte de privilèges et non comme un gain, créant de la frustration.

Mais je l’avoue, j’ai déjà utilisé ce stratagème afin de convaincre mon garçon de deux ans de faire caca, car il se constipait suite à un changement de routine. Un léger investissement de 10$ a été nécessaire pour le motiver et le problème n’est plus revenu. Toutefois, il était déjà propre depuis des mois, on ne partait pas de zéro. À vous de juger si vous voulez ou non remplir votre mur de collants ou nourrir votre enfant de friandises pour chaque pipi. À chacun ses choix!

La dernière information que je tiens à vous transmettre est sûrement la plus importante. Je n’avais jamais vu les choses sous cet angle avant qu’on me le dise et ça m’a beaucoup aidé à garder mon calme contre les débordements de fluides sur le plancher. (Outre le fait que nos planchers sont hyper propres pendant la période d’apprentissage de la propreté!)

Les enfants ne connaissent rien d’autre que leurs couches, ils naissent et hop! dans une couche!

Donc, même s’il a 4 ans et qu’on lui explique d’aller faire ses besoins à la toilette, il ne comprendra pas pourquoi soudainement ce qu’il a fait toute sa petite vie devient incorrect. «Pourquoi maman me chicane si je fais pipi dans ma couche?» Depuis sa naissance l’enfant est habitué à agir ainsi et jamais on ne lui dit de faire autrement. Et le jour qu’on décide de le mettre en culotte, bang! on lui dit que ce qu’il fait n’est pas bien! C’est pourquoi la propreté est un apprentissage, un long processus où le parent doit s’impliquer s’il veut voir les résultats. On doit montrer à l’enfant, l’encourager, ne jamais le diminuer en cas d’échecs. Ne vous en faites pas, je suis fautive sur toute ligne, il y a des périodes où j’en avais assez de laver des bobettes sales, des flaques surprises de pipi un peu partout dans la maison, des draps à laver chaque matin… Mais les efforts ont porté fruit et je me dis que ça ne devait pas être si pire car je recommence encore le même procédé avec la dernière, je sais que je vais devoir encore en ramasser, mais surtout je suis convaincue que je vais encore survivre!

Et vous, vous avez trouvé ça comment la propreté?

Nathalie L.