Le fameux «terrible two»

Vous avez certainement déjà entendu parler du terrible two… Et possiblement du threenager ainsi que du fucking four! Quand j’ai réalisé qu’il y avait des expressions pour mentionner à peu près tous les âges du préscolaire, j’ai compris que je n’adhérais pas à ce courant. On dirait une façon socialement acceptable de justifier les comportements plus ou moins inappropriés de nos enfants. Mais vous savez quoi? Il n’y a rien d’inapproprié dans les comportements de nos jeunes enfants, ça fait simplement partie de leur développement.

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Oui, ma deuzan me fait des crises de bacon. Je dois dire qu’elle est déjà très théâtrale et la gestion de ses émotions est encore bien difficile… Rien qui surprend la mère en moi jusqu’ici. Je ne me décourage pas. C’est mon rôle de l’accompagner. On respire et on travaille notre patience. C’est un sujet de plusieurs conversations avec mon chum. Si ma fille ne comprend pas encore que 1 + 1 = 2, comment pourrais-je m’attendre à ce qu’elle comprenne l’éventail des émotions humaines? Si ma fille a un vocabulaire restreint, comment pourrais-je m’attendre à ce qu’elle verbalise adéquatement et avec précision tout ce qu’elle ressent? On se rappelle que c’est une future adulte en formation… Elle a donc encore du temps devant elle pour maîtriser toutes les complexités humaines/sociales, pas de stress!

Je vais même plus loin que ça.

Quand ma fille me fait une crise, je me parle et j’essaie de voir le positif.

Ma fille travaille l’affirmation de soi… Un élément essentiel pour son bien-être d’enfant et d’adulte. Même nous, quand on s’affirme, on aime se faire entendre… Alors, pourquoi ne pas lui donner la chance de se faire écouter? C’est ce que j’essaie de faire. J’essaie de me mettre à sa place et je me dis que ça doit être réellement frustrant d’essayer de faire comprendre quelque chose à quelqu’un alors qu’on ne le comprend pas tout à fait soi-même. On essaie de mettre des mots pour elle. Parfois, l’émotion est juste trop forte, je lui laisse le temps de se calmer, je n’ai pas besoin de me fâcher en plus, ça n’aiderait personne. À cet âge, je trouve ça bien normal que mon enfant soit envahi par son émotion. Elle doit vivre ses émotions pour apprendre à les reconnaître et éventuellement à les gérer, non?

C’est fréquent que les gens ne comprennent pas que je sois à l’écoute de mon enfant alors qu’elle ne s’exprime pas très bien verbalement…

Être à l’écoute, c’est aussi le non verbal. C’est ne pas s’attarder sur la façon dont le message est transmis pour être ouvert à ce qui doit être compris. Oui, il faut travailler sur la façon d’exprimer ses émotions, mais on se rappelle qu’elle a 2 ans! Il faut avoir des attentes réalistes. Ce n’est pas un robot et nous ne sommes pas l’armée.  Son cerveau est loin d’avoir fini son développement. Je ne suis pas parfaite, elle non plus! On s’aime et c’est l’essentiel!

À quel point votre patience a ses limites avec vos jeunes enfants? Êtes-vous le genre à surfer sur la vague ou plutôt le genre à réagir aux comportements indésirables? 

Marie-Laurence L.