Les 5 types de personnes qu’on croise quand on est maman et tatouée

Le tatouage est un art qui devient de plus en plus populaire avec les années. Au Canada, en 2014, on estime qu’environ 1 Canadien sur 5 est tatoué et quand on parle des millénaires, on double la moyenne à 40%. Donc, il va sans dire que c’est une mode qui ne devrait plus être tabou. Détrompez-vous! Il y a encore beaucoup de préjugés qui entourent le milieu du tatouage et quand on a un enfant, on a l’impression que le regard des autres est encore plus fort.

Personnellement, je dirais que je dois être tatouée sur 35% de mon corps.

Certains aiment jouer, d’autres boire, et pour d’autres ce sont les tout-inclus qui touchent leur portefeuille. Moi, c’est les tatous. Depuis que j’ai 17 ans, j’ai la piqûre (t’as comprends-tu?), dès que j’ai de l’argent de côté, je vais me faire tatouer. Quand je suis tombée enceinte, ce n’est pas de ne pas boire pendant 9 mois qui m’a semblé le plus dure, c’est de ne pas pouvoir aller dans un studio pour ajouter une autre œuvre d’art sur ma personne. Bref, vous voyez le genre?

En devenant maman, on me disait que mes priorités allaient changer et que toutes mes économies allaient seulement être pour le bébé. Non. C’est le seul plaisir que je me permets encore. Certaines aimeraient faire disparaître leurs vergetures, j’opte plus pour les faire couvrir, mais, je n’aurais pas cru que ça viendrait avec un lot de critique.

Je vous ai donc fait la liste des 5 types de personnes qu’on croise quand on est maman et tatouée.

1-Ceux qui pensent que l’allaitement et les tatous ne font pas bon ménage.

Par contre, avec un peu de recherches, on constate que, exercé dans un environnement stérile et sécuritaire, il n’y a aucune contre-indication. Les molécules d’encre qui se retrouvent dans le sang sont presque nulles et seraient, par ailleurs, trop grosses pour passer par le lait maternel. Le seul bémol, c’est en cas d’infection, puisque ça reste une blessure, mais, aucun cas de mères allaitantes ayant eu des complications reliées au tatouage n’a été répertorié à ce jour.

2-Ceux qui aiment avoir le nez dans ton portefeuille.

Comme si, le fait d’avoir un tatouage, me rendait inapte à faire un budget et savoir ce que je peux me permettre ou non. Ce sont souvent les mêmes qui jugent la maman qui s’achète un paquet de cigarettes au dépanneur. On se met assez de pression en tant que mère, est-ce qu’on peut profiter de nos plaisirs coupables sans avoir l’impression qu’on va causer la fin du monde?

3-Ceux qui te regardent comme si tu venais de sortir de prison.

Désolée de vous décevoir, mais, malheureusement, ma manche m’a coûté une petite fortune et je n’ai pas d’anecdotes de comment les gens font des tatous en prison. Je n’y suis jamais allée et j’ai l’intention de rester loin des problèmes. Faudrait qu’ils se mettent à jour un peu, un beau tatou, dans les règles de l’art, se fait dans un studio avec des artistes compétents et dévoués.

4-Ceux qui te regardent comme si t’étais une mauvaise mère.

Parce qu’on sait tous que la quantité d’encre dans la peau d’une femme est en corrélation avec ses aptitudes maternelles et sa capacité a élever un enfant. Souvent, ils te regardent de la tête aux pieds avec un air hautain. Ils n’osent même pas te poser de questions, ils ont souvent qu’un seul commentaire; «tu serais dont bien belle sans tous ces tatous-là!». (Ok, merci, I guess?)

5-Les curieux.

Eux, je les aime. Je travaillais avec le public pendant ma grossesse donc, ça semble plus facile pour eux de me poser des questions, sans jugement, par simple curiosité. Ils sont souvent compréhensifs, à l’écoute et sans mauvaise intention. Ils veulent s’instruire sur le sujet. Ils sont simplement curieux et intrigués. Ils connaissent généralement une personne qui s’est fait tatouer et ils te racontent leur histoire sur le sujet en espérant que tu corrobores leurs faits.

Donc, même avec tous ces préjugés et le regard des autres, je reste une passionnée d’art, amoureuse des belles choses et qui adore la vie.

Je vois mon corps comme un livre, mes tatous font partie de mon histoire.

Ce sont des choses que j’aime, des choses que j’ai vécues, des choses qui me représentent. Je reste principalement une mère aimante et attentionnée, ce que j’ai sur la peau n’en change rien.

Une chose est sûre, vivre ces situations me font voir l’importance d’apprendre à mon fils le respect des autres et que la différence des gens est ce qui rend notre monde si beau. J’ai bien hâte de voir si lui aussi voudra être comme sa maman et son papa ou s’il choisira de ne pas avoir de tatouage.

Et vous, quel est le petit plaisir coupable qui semble amener son lot de critiques dans votre vie?

Audrey A.