ON VA SE DIRE LES VRAIES AFFAIRES

On est dû pour une petite mise au point chère. On va s’asseoir ensemble un petit moment et on va se parler calmement en se regardant dans le blanc des yeux, juste pour qu’on se comprenne bien.

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Je veux qu’on arrête de penser qu’à chaque fois qu’on pose une question, un jugement sera posé sur ta réponse.

Si je te demande comment s’est passé ton accouchement, c’est parce que ton accouchement m’intéresse. Je ne veux pas comparer ton accouchement aux miens, je veux juste savoir comment tu as vécu cette aventure. Je ne te ferai pas des gros yeux si tu as pris la décision d’avoir une césarienne, parce que c’est ta décision et je la respecte. Autant que tu respectes ma décision de ne pas avoir voulu donner de bain à mes bébés avant le retour à la maison. Je ne te sermonnerai pas non plus si tu décides de ne pas allaiter ton bébé, parce qu’au bout du compte, il va boire et être bien quand même. Si je m’intéresse à ton accouchement, c’est par curiosité et non pas pour faire des comparaisons ou pour porter des jugements.

La périnatalité m’intéresse, point!

J’ai une formation d’accompagnante à la naissance! Je te respecte!

On va aussi se parler d’un sujet qui me fait grincer des dents depuis longtemps.

Ce n’est pas parce que j’ai trois enfants que tout le monde doit en avoir autant ou plus que moi.

Le nombre d’enfants c’est une décision personnelle, une décision de couple. Pas une décision publique! Que tu en veuilles un ou douze, c’est pareil, c’est ton choix. Il n’y a pas matière à juger ici. Crois-moi, je sais comment on se sent en dedans quand on enfile les commentaires des autres à notre égard. Ça fait mal d’entendre nos proches nous souligner qu’on en a beaucoup, nos amis s’éloigner parce qu’on est compliqués à déplacer, les inconnus nous souligner qu’ils sont proches en âge. Alors, gardons une chose en tête : soyons heureux avec nos choix, soyons heureux en famille.

Dernière petite chose (sinon je vais t’écrire sans fin), si on pose des questions, ce n’est pas automatiquement qu’on cherche une faille, qu’on essaie de te piéger.

Parfois on est juste curieux, on essaie de comprendre la vie, ou bien on veut juste réellement savoir comment tu vas. Parfois, on pose une question juste pour avoir une réponse. Rien de plus, rien de moins.

Alors avec tout mon respect, est-ce qu’on peut arrêter de juger, de faire culpabiliser ou angoisser les parents?

On est tous formidables! Faisons ce qu’on fait de mieux, aimer nos petits et nos grands éperdument, la vie est trop courte pour le négatif gratuit.

Emmanuelle P.