Truly madly deeply

Ça y est, je t’ai eu avec mon titre kitsch? Pinky, je ne vais pas te parler en long et en large de Savage Garden, quoique…!

Je suis née au début des années 1990 et je ressens toujours un léger sentiment d’appartenance lorsque je vois un «meme» à ce sujet. À défaut d’avoir les compétences pour t’en faire des beaux, en rafale à la sauce Jessyca, je te laisse ici des moments de nostalgies, des chansons accrocheuses de l’époque, des films beaucoup trop stéréotypés et beaucoup plus.

Vivez l'expérience Agatha
En ligne ou en boutiques
Magasiner

Vas-y embarque, je promets de te faire sourire un peu.

Grandir dans les années 90, c’était quoi tu me demanderas…

C’était le début des ordinateurs dans les foyers familiaux (lire ici la classe moyenne). Ouais qu’on se le dise aussi, on avait probablement au départ qu’un jeu ou deux et l’estifi de Paint pour faire de beaux «chef d’œuvre». Et Internet, ça pas toujours été la haute vitesse hein; au début c’était synonyme de gossage pis de cassage de bicycle pendant 26 minutes avant que la page d’accueil de La toile du Québec charge.

En prime, t’avais le droit à un concert gratuit de bruits agressants et de bip sonores signifiants que le tout est en train de se faire. À 80% du temps y’avait ta mère qui te criait dessus et te demandait de lâcher CaraMail pour qu’elle puisse appeler ta grand-mère, alors tu te rabattais sur une game de Solitaire remplie de rebondissements. (On se souviendra que tu ne pouvais pas parler au téléphone en même temps que d’être sur Internet.)

Grandir dans les années 90 c’est aussi aller au dépanneur du coin avec ta trottinette ou ton vélo banane, un gros 5 piasses en poche et tout l’espoir du monde et ressortir avec un sac brun rempli de tes bonbons préférés, un Mr. Freeze qui meurtrira les coins de ta bouche, une grosse Slush bleue ET rouge (Y.O.L.O.) qui te brainfreezera et une petite boisson Chubby au Cream Soda qui te donnera mal au ventre.

On pouvait vraiment tout s’acheter (ouin mettons) avec 5$.

Même une revue Sabrina ou Cool pis là, t’étais hot quelque chose de rare. Quasiment aussi hot que quand t’arrivais à l’école avec un sac de Ramen, des Dunkaroos ou un Fruit-O-Long.

Grandir dans les années 90 c’est aussi aller se louer des films un vendredi soir avec tes parents soit au Vidéotron ou au Blockbuster (selon ta préférence et la disponibilité dans ton quartier).

Tu ressortais presque toujours de là avec un sac de popcorn toujours trop salé et trop froid, une sucette des Spice Girls (tu t’en souviens, dis oui PLEASE!) et un de tes films de prédilection: Mathilda, Jumanji, Les petits géants, Mon ami Willy, Dennis la petite peste, Hocus Pocus, Casper, Basket spatial, Les petits garnements ou Les Mighty Ducks. (J’aurais continué une éternité durant, mais bon on doit tous continuer à vivre fack c’est ça!) Pis là, y’avait ton frère qui voulait louer Petits soldats ou Tobby… pfff.

Grandir dans les années 90 c’est aussi recevoir comme premier CD celui de Britney Spears et celui de Gabrielle Destroismaisons.

Découvrir Oasis, Smash Mouth, Alanis Morissette, Nirvana, pis triper sur Allan Théo pareil. (Un peu sur Les Baby Spice et Infini-T aussi, mais pas trop fort). Les paroles accrocheuses de Si… remercie-moi après!

Grandir dans les années 90 c’est avoir connu les Tamagochis, les Polly Pocket, les Lip Smackers, les crayons gels, les barrettes papillons dans les cheveux, les brillants à lèvres N.Y.C. à bille, les boîtes Caboodle pour mettre ton précieux maquillage, les brumes pour le corps Calgon (moi j’étais all the way Hawaiian Ginger, toi?), les cartes Pokémon et les séparateurs à orteils pour appliquer ton vernis en forme d’ours bleu métallique.

Mais c’était aussi bien plus que tout cela grandir dans les années 90.

C’était le temps où on revenait de l’école, qu’on se dépêchait à manger le Hamburger Helper de notre mère pour aller finir nos devoirs en quatrième vitesse et espérer avoir le temps d’aller jouer une partie (ou 3) de cachette/kick la cacane dans la ruelle avec tes amis. C’était aussi les virées surprises au Dollorama avec ta mère et qu’elle te disait que tu pouvais te choisir 1 cadeau, aussi ben dire que c’était Noël en avance.

Les années 90 c’était une belle époque et je souhaite que ma fille parle de grandir dans les années 2010 avec autant de passion que je viens de le faire.

Et toi, quel est ton meilleur souvenir?

Jessyca C.