Voyager avec bébé

Parce qu’avec le nouveau rôle de maman, les choses auxquelles on était habituées deviennent un peu… différentes. Voici donc ma première expérience de voyage avec notre croquette.

Première étape, la planification.

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Comme tout bon projet digne de ce nom, mon petit voyage se devait d’être minutieusement préparé pour réduire un peu mon anxiété de partir en avion avec un bébé de 8 mois. D’un côté ma liste de 100 choses à faire et à vérifier, de l’autre mon chum qui est certain que tout va très bien aller. Une chance qu’il est là pour me ramener un peu sur Terre.

La planification commence déjà plusieurs mois à l’avance alors qu’on nous propose un voyage avec les grands-parents de notre croquette. Le stress commence au même moment; où allons-nous? Croquette a-t-elle besoin de vaccins? Qu’est-ce que nous pouvons apporter dans l’avion? Que fera la croquette à l’aéroport? Comment faire son passeport? Que mangera-t-elle là-bas? … ouf… Ça ne faisait que 30 minutes qu’on y pensait et j’étais déjà épuisée. Une chance que mon chum était là pour me ramener.

Puis, vint le moment des achats nécessaires et des achats, disons, moins nécessaires.

On commence avec les valises, crème solaire, quelques shorts, quelques chandails et un chapeau. Ensuite, d’autres crèmes solaires (on n’est jamais à l’abri d’une réaction), des couches d’eau, des maillots de bain complets, des maillots de bain en plusieurs morceaux, d’autres chapeaux, d’autres shorts, d’autres chandails, des jupes, des robes et des sandales. La croquette ne marche toujours pas, mais il n’y a pas d’âge pour être jolie jusqu’au bout des pieds. Bon, là j’avoue que j’aurais préféré que mon chum ne soit pas là pour me ramener.

Finalement, le temps du départ arrive.

Les valises sont prêtes, le chien est chez son gardien et le stress est au maximum… pour moi. On arrive à l’aéroport, on débarque tout, on installe la croquette dans le porte-bébé et on est prêt. On attend aux douanes lorsque je réalise. Je réalise que la photo de la croquette date de 6 mois. On s’entend, elle ne se ressemble vraiment plus. C’est pas grave, me dit mon chum, ils le savent bien. Bon, ok, je me calme un peu, jusqu’à ce que je réalise. Je réalise que j’aurai peut-être besoin de son certificat de naissance pour prouver que c’est bel et bien notre fille. Mais non, ça doit être écrit dans son passeport… Ce n’est pas écrit. J’hyperventile, je me vois déjà à la une des journaux avec le gros titre : « Tentative d’enlèvement d’un bébé à l’aéroport de Montréal ». Mon chum me ramène encore une fois ; « Calme-toi seigneur! ». Finalement, la douanière a passé plus de temps à être séduite par le sourire de ma croquette qu’à vérifier son passeport.

Toutes les formalités passées, on s’installe dans l’avion.

Le personnel est super accommodant et gentil. Mon chum ne me juge plus trop et moi, j’espère juste que la croquette ne pleurera pas pendant les trois prochaines heures. (Ben oui, on s’en va juste à trois heures de vol). Sous les yeux ahuris de mon chum, je sors le sac que j’ai préparé pour le vol. On s’en va juste en Floride qu’il me dit, tu es au courant qu’il existe des magasins là-bas aussi. Ben oui, mais je suis quand même prête à survivre à un crash en Amazonie, c’est de même.

Le vol, l’arrivée et le voyage se déroulent très bien.

On voit la croquette s’épanouir au fil du voyage. Elle découvre le plaisir de jouer dans l’eau et dans le sable. Elle passe du temps avec sa famille et c’est magnifique de la voir aller. Tout le monde s’amuse, se repose et fait le plein de soleil. Puis, on revient à la maison la tête pleine de beaux souvenirs et le cœur joyeux. Mon chum me dit : « Tu vois, je t’avais dit que ça allait bien aller. »

Et vous, plus du type 1001 scénarios ou tout va bien aller?

Vanessa M.