Voyager; la chance qu’on a ou celle qu’on se crée

Je l’admets, je suis chanceuse. Je suis née dans une bonne famille. Mes parents m’ont tout donné pour que ma vie soit belle et facile; j’ai grandi dans un quartier résidentiel paisible de classe moyenne, fréquenté une bonne école primaire, intégrée un programme enrichi au secondaire où j’ai fait des rencontres exceptionnelles (allô mes amis de toujours), mes parents m’ont fait voyager presque tous les ans, mon père m’a toujours parlé anglais, ma mère français, bref, tout pour bien réussir. Mes parents ne viennent pas de milieux parfaits. Ils ont bâti leur «belle» vie, font des compromis et concessions.

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Mes parents m’ont transmis la passion des voyages.

Même sans eux, j’ai toujours continué d’en faire une priorité dans ma vie. Des tout inclus aux petits getaway jusqu’aux plus gros périples. Les phrases les plus entendues: «Tu es donc bien chanceuse» et «Encore???». 

Lorsque je suis partie à 19 ans seule 3 semaines en Europe, on me l’a répété sans cesse.

C’est à cet instant que je me suis questionnée sur cette fameuse «chance». Partir seule dans des pays étrangers demande du courage. Ce voyage m’a fait énormément grandir, mais également me dépasser. Ce fut un grand défi. Je répondais souvent aux gens: «Le ferais-tu? Si je te donnais l’argent?». Les réponses par la négative étaient impressionnantes. Pourquoi de la chance alors?

Aujourd’hui, c’est une question de choix au niveau monétaire.

Mon mari et moi priorisons les voyages à certains autres luxes. Oui, nous avons des salaires adéquats, mais comment nous répartissons notre budget est notre choix. Les gens autour de moi ont majoritairement un bon salaire, une vie «semblable» à la nôtre. Si nous pouvons y arriver financièrement, ils le sont aussi.

Plus qu’une question d’argent. Nous revenons tout juste de 3 semaines en Europe.

6h30 d’avion, deux pays, 4 logements, location de voiture, trajet en train avec bébé sur les genoux (prévu de 6h30 et finalement de 9h15 avec les retards). Un voyage magnifique et mémorable. Des paysages à couper le souffle, des moments qui te font monter les larmes, un bébé voyageur de 10 mois exemplaire. C’est également des imprévus, de la fatigue, un décalage horaire à gérer, se perdre en voiture, etc. Pour nous, ce fut un voyage parfait. Pour d’autres, ça aurait été épuisant et pas reposant. De la chance? Le feriez-vous?

C’est plutôt une question de choix! 

Je suis 100% consciente et reconnaissante de la vie que je mène. Surtout, d’avoir la CHANCE d’être en santé pour mener cette belle vie, mais je suis plutôt de l’école de penser nous créons notre bonheur que d’attendre qu’il nous tombe dessus.

Allez, créez votre chance! 

Marjorie C-H